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JOUR 2 - prendre le temps de ressentir

  • Photo du rédacteur: Claire
    Claire
  • 19 févr. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 mars 2025




Je suis un peu nulle pour retenir le nom des peintres. En cours de peinture, quand les personnes autour de moi parlaient d'un tel ou de tel courant artistique, je faisais semblant de visualiser parfaitement ce dont on me parlait. Mon esprit n'a jamais voulu imprimer.


Pourtant, il y en a un que je connais. Peut-être parce qu'il est lié à un souvenir que j'apprécie particulièrement. Mon grand-père paternel m'a donné un livre sur Henri de Toulouse-Lautrec quand il a appris que je peignais. Livre que lui avait donné mon grand-père maternel. Ce peintre a certes un nom original que l'on retient peut-être plus facilement. Mais voilà, je peux me narguer de visualiser ce que ce monsieur peint si on m’en parle en société. 

Toutes ses peintures ne m'attirent pas forcément. Mais en voici trois que j'aime beaucoup. Elles ont donné un sens à mes peintures. Je vais essayer de vous l'exprimer.


La Toilette / Le Lit / La Blanchisseuse


Je vous laisse d'abord faire le même exercice que pour “La robe bleue”. Observez les détails, ressentez le tableau, écoutez vers quoi votre cœur vous emmène, à quoi cela vous fait penser. Prenez votre temps. Si vous ne ressentez rien de particulier, ce n'est pas grave. Mais ne laissez pas tomber. Recommencez. Comment vous sentez vous à ce moment-là. Imaginez peut-être la scène, ce qu'il se passe autour des personnages, leur environnement, qu'ont-ils vécu avant cette scène, à quoi pensent-ils, que ressentent-ils, etc.


Pour moi, ils représentent le repos. Celui que l’on s’autorise après avoir réalisé de durs labeurs, qu’ils soient physiques ou mentales. Le lâcher prise que l’on ressent lorsque l’on se retrouve avec soi-même dans ce moment de calme, que l’on vole presque à son quotidien. Le soir dans sa salle de bain quand on a traversé une journée démente, que l’on est seul dans le silence, dans sa tête. A se dire “j’ai encore réussi à survivre à cette

foutue journée”. Au fond de son canapé, sous son plaid, en sécurité, retrouvant son essence interne dans ce grand moment de fatigue. Le moelleux du lit, où l’on s’échappe entouré de chaleur et de douceur, le partage de ce moment avec une sœur, un frère pendant l’enfance, un parent, un amour. Notre mise à nue, sans masque et sans paroles.


J’aime leurs attitudes, leurs corps, leur dos, je suis fascinée par les dos. Ils expriment tellement de choses. Un dos fatigué mais que l’on sent fort. Un dos qui porte sur ses épaules notre vie avec ses joies comme ses galères. Un dos qui soupire, qui reprend des forces. Pour repartir le lendemain encore plus fort et conquérir ce monde.


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